19.04.2010
Arrivée à Tokyo
Arrivée à Tokyo 9H35 (2H35 françaises). Je retrouvai mes marques à peine posé les pieds dans l’aéroport. Une fois les différents contrôles d’immigration effectués, je me ruai vers le hall et allai acheter un ticket pour la Keisei line qui me conduirait en ville. Première phrase en japonais, longuement prononcé en silence, lèvres mouvantes et muettes. Je la foirai complètement et dus la répéter maladroitement en oubliant la moitié des particules. La préposée me comprit malgré tout, soulagée de ne pas devoir parler anglais. Il faut savoir que les Japonais ont avec les langues étrangères la même relation que peuvent avoir les Français. Ils évitent. Donc, quand un étranger leur parle japonais, c’est avec ravissement qu’ils lui répondent… en japonais, et sur un débit de paroles tout à fait normal.
Dans tout ce qu’elle me répondit, je ne compris que « ichiban » : le premier. Elle m’informait sur le numéro du quai. Dans le côté communication efficace, ça me suffisait. Après force remerciements et courbettes, je prenais le train de banlieue qui m’emmenait vers Tokyo.
Voilà. J’y étais à nouveau. Une chose bizarre se produisait. J’avais le sentiment que les cinq mois écoulés entre mes deux voyages n’avaient pas existé. L’impression d’être dans une continuité à peine interrompue. Pourtant, que de choses vécues durant ces cinq mois loin du Japon…
La première journée fut occupée à trainer dans mon quartier d’Asakusa, au nord-est du centre de Tokyo, à quelques mètres à peine du joli fleuve Sumida. La Sumidagawa, comme dans la chanson de William Sheller…
Je laissai mes pas me guider. D’abord les sanctuaires de Senso-ji, puis les rues commerçantes, touristiques. Trop. Mais en prenant les chemins de traverses, je découvris facilement les petites maisons traditionnelles aux toits de tuiles noires recourbés, ainsi que les petites boutiques de quartier. Et puis les odeurs toujours, les parfums de Tokyo. Aucune idée d’où ils peuvent venir. L’empreinte olfactive de la ville sans doute.
Dommage que le temps ne soit pas meilleur. Depuis mon arrivée, il pleut continuellement. Une pluie lourde et collante, moite bien que froide. De celles qui transperce sans même s’en apercevoir, sinon quand on constate qu’on est trempé jusqu’à la moelle. Cela ne permet pas de faire des photos intéressantes. Désolé !
Une mer de parapluies débordait des trottoirs et des rues, dissimulant les Japonais, et les rendant plus frileux et inaccessible que jamais. Difficile de rentrer en contact...
Finalement, je rentrai à mon petit, tout petit appartement et décidai de me coucher. Presque 48 heures sans dormir. Je n’aurai pas de problème de décalage horaire cette fois-ci…
05:07 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tokyo, japon, asakusa, photo, jean-michel leboulanger












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