26.10.2009
Tokyo
Tokyo !
La première pensée qui m'est venue à l'esprit : Tokyo est une ogresse. On sent sa pesenteur sur les habitants, sur les rues, dans son fonctionnement. Tout semble converger pour la nourrir et la faire vivre. Un peu comme la reine des fourmis qui enflerait démesurément et pondrait à l'infini les futures servantes qui continueraient à la faire vivre. On utilise souvent ce cliché de "fourmi" quand on parle des Japonais, ou des asiatiques en général. C'est vrai que ça grouille de partout. Partout du monde, tournant virant, s'affairant dans une logique qui nous échappe.
J'avoue que le permier jour, je me suis demandé ce que j'étais venu faire ici, et quelle idée m'avait pris de me rendre au Japon. Pendant quelques heures, je me suis trouvé déboussolé, pertubé, perdu pour tout dire. Sans aucun repère. Même mon guide me semblait muet, hermétique, et d'aucune aide dans un leger désarroi naissant. Il faut dire que j'avais voyagé pendant 24 heures, avec Aeroflot de plus. Je vois d'ici les sourires : il a volé avec Aeroflot !!! Et bien je dois dire que la réputation d'Aeroflot n'est pas du tout méritée !
C'est bien pire que ce que l'on dit !!!
Mais c'est une expérience à faire. D'ailleurs, j'attends avec impatience le retour...
Le lendemain, après une nuit, si on peut dire, de sommeil haché en petite tranche d'une heure, je me présentai dans la salle à manger où on servait le petit déjeuner. Effectivement, les pommes de terre à la crème avec son émincé d'oignons passe bien le matin. Surtout quand il est accompagné d'un oeuf dur et d'un lait chaud où j'ai vainement cherché une molécule de café.
Deux rues plus loin, j'avais repéré un Starbucks qui fit ma joie avec son caffélatte et ses donuts.
Puisque je parle des rues, j'habite à Asakasa-Mitsuke...
Ca jette quand même. Par contre, ne cherchez pas une plaque qui l'indique, il n'y en a pas. Les adresses sont formés par les numéros des quartiers, et des blocs numérotés également, mais dans l'ordre de leur construction. Pratique !
Donc pour me repérer, je sais qu'il y a la rue du dessus, et la rue du dessous, où on trouve un seven eleven ( surpermarché en plus petit). Puis, il y a la rue d'à côté du dessus, et celle plus loin au dessus de celle d'à côté du dessus, mais qui tourne celle-là... Je vous ferai un plan. Comme tous les Tokyolites, je me ballade avec le mien. Parce que meme les habitants s'y perdent.
Deuxième jour. Je me suis jeté dans la bataille. En fait, Tokyo avait gagné la première manche en me prenant par surprise. Comme je ne suis pas vraiment du genre à me laisser faire, j'ai foncé dans le tas.
Je suis d'abord allé rendre mes hommages à l'Empereur. C'était la moindre des choses, je venais tout juste d'arriver, Il fallait bien que je me signale. Et là, j'ai vu comment la tradition et la modernité pouvaient se cotoyer sans être choquante. Regarder les murailles du palais avec l'élévation des gratte-ciel à l'horizon, avait même un côté esthétique sympathique. Pourquoi, quand on veut faire ce genre de choses chez nous, cela devient-il laid la plupart du temps ?
Ici, tout se marrie parfaitement, se cotoye sans se griffer. Le businessman avec la femme en kymono. On m'en avait parlé et je trouvais que c'était exagéré, et que j'en verrai peut-être une fois ou deux, une femme en kymono. J'en vois tellement que je ne me retourne plus.
Parlons tradition, ou habitude. Le salut. Il a bien fallu s'y mettre et, ne rigolez pas, je crains que le geste de saluer de la tête ne devienne un tic une fois revenue en France. On prend vite le reflexe de ce petit mouvement de la nuque, du front qui part en avant.
Alors, justement... attention au coup de boule !
Parce que ça part vite, et ça ne se contrôle pas tout de suite. Après, avec l'habitude, ça vient... On comprend qu'il faut garder une certaine distance...
Je vous ferai grâce d'une anecdote, mais je pense que vous l'avez devinée.
22:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : japon, tokyo
11.07.2009
Un pas de plus...
Encore un pas de franchi vers le voyage tant espéré, tant rêvé : le Japon. Ouvrir mon blog de voyage est déjà le voyage en lui-même, et la quasi confirmation de mon départ prochain. Il prend forme dans mon esprit, se répand comme une onde dans mon corps pour m'envahir tout entier de sa vague orientale. Au-delà de l’idée de partir, ce sont déjà les images qui se dessinent, les sensations futures, les parfums, la claque magistrale que sera ce séjour.
Peu à peu, je vous ( qui ?) tiendrai informé des préparatifs, puis si le voyage se fait vraiment, ceci deviendra mon journal que je vous ferai partager.
Le départ se ferait vers fin octobre pour une durée de trois semaines, peut-être un mois. Arrivée Tokyo pour quelques jours, puis Kyoto, le pavillon d’or, une pensée pour Mishima, et enfin la dérive erratique à travers le pays en plongeant vers le sud.
Pourquoi « Le pays des arbres rouges » ?
Parce qu’en automne, au Japon, les érables se parent de leur robe rouge intense et griffent une œuvre fauve dans le paysage.
12:22 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : japon, départ












