<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Le pays des arbres rouges</title>
<description>Blog voyage au Japon</description>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/</link>
<lastBuildDate>Sat, 24 Apr 2010 07:13:07 +0200</lastBuildDate>
<generator></generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/24/de-l-autre-cote-du-miroir.html</guid>
<title>De l'autre côté du miroir</title>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/24/de-l-autre-cote-du-miroir.html</link>
<author>noreply@blogs-de-voyage.fr ()</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 07:13:07 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/02/00/1516967199.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/02/00/1499912548.jpg&quot; alt=&quot;Tokyo 3 108.jpg&quot; id=&quot;media-229360&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-229360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Mon voyage se poursuit vers le sud du Japon. J’ai décidé d’aller chercher le soleil&amp;nbsp;: marre de la pluie&amp;nbsp;! C’est pas la peine d’avoir quitté la Bretagne pour retrouver le même temps à l’autre bout de la planète. À moins que je me trimballe un petit nuage gris de pluie au-dessus de la tête en permanence&amp;nbsp;? Un passager clandestin dont je me serais bien passé…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;À Shikoku, au moins il fait beau. Je retrouve un climat californien comme je l’avais connu quelques mois auparavant. Il doit faire dans les 22°&amp;nbsp;! Ça me va pour commencer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;En fait, je ne voulais pas vous parler de météo, mais de deux ou trois choses qui m’ont choqué, et qui ne font pas forcément parties de l’image lisse et tranquille qu’on peut se faire du Japon. Durant mes deux séjours, je vous ai surtout vendu du bonheur&amp;nbsp;: les paysages, les traditions, le modernisme, la beauté et le raffinement en toutes choses…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Et puis, il y a aussi l’exclusion. Totale et définitive. Le Japon a aussi ses SDF, plus ou moins visibles aux yeux de leurs compatriotes. Il faut savoir que l’intérêt collectif prime sur l’individu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;L’individu n’existe que par rapport à son appartenance à un groupe&amp;nbsp;: travail, usine, sport... Le principal étant bien entendu le travail et les collègues. D’ailleurs, un employé ou un cadre se présentera en disant son nom, puis la société à laquelle il appartient&amp;nbsp;: M. Mishima, Sony, par exemple. Après, on apprendra qu’il est comptable, logisticien ou autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Avec la crise économique, ou les crises économiques, passées, présentes et à venir, (puisqu’en fait on nous la sort à tout bout de champ et à toutes les sauces comme prétexte à toutes les saloperies sociales, passées, présentes et à venir, mais c’est un autre débat.) pas mal de Japonais se sont retrouvés licenciés. Chose incroyable avant 1990, où c’était l’emploi à vie qui était la règle. Des milliers de personnes désemparées se sont rapidement retrouvées à la rue, constatant que nous seulement ils n’avaient plus de travail, mais qu’ils étaient également exclus du groupe auquel ils appartenaient, et donc, de la société&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;C’est ainsi qu’on a commencé à voir pour la première fois des SDF, des anciens cadres ayant tout perdus, pas seulement matériellement, mais également socialement. Plus d’amis, de relations, de collègues, de soutien moral tout simplement. Et comme c’était quelque chose d’inédit au Japon, rien n’avait été prévu pour subvenir à ce genre de situation. Et depuis vingt ans, celle-ci n’a guère évoluée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Ce sont des exclus. Ils le savent, et tout le monde le sait. Alors pour eux les règles, l’éthique, n’ont plus grandes importances.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Il y a quelques jours, dans le métro de Tokyo, j’ai assisté à une scène que je pensais impossible ici. Un SDF est monté dans une rame avec plusieurs sacs à dos, des cabas pleins, toute sa richesse. Un chef de quai du métro en uniforme, masqué, ganté, l’a aidé à déposer tous ses sacs dans la voiture. Puis le métro a démarré. Comme il y avait une place libre, il est allé s’assoir, laissant ses affaires dans l’entrée. Evidemment, à la station suivante, personne ne pouvait ni monter, ni descendre. Un jeune s’est alors occupé de mettre tous les sacs sur les côtés afin de libérer l’accès. Le SDF n’en avait rien à faire. Personne ne le regardait et il ne regardait personne non plus. À un moment, il a craché par terre à ses pieds, à commencer à faire divers bruits de divers orifices. Personne n’a réagi, ni coup d’œil, ni moue dégoutée, ni réflexion, rien. Comme s’il était totalement invisible. Et c’est ce qu’il était pour toutes les personnes qui étaient là. En face de moi était assise une occidentale, probablement une américaine. Nous nous sommes regardés. Je lisais dans ses yeux le même étonnement qu’elle devait lire dans les miens. Au-delà de son exclusion, il n’existait plus&amp;nbsp;! Et les compatriotes de ce SDF n’existaient pas plus pour lui. Pourquoi à ce stade respecter encore les règles sociales qu’on lui avait inculquées depuis son enfance&amp;nbsp;? On crache, on pète, on se mouche avec les doigts… On est tout seul…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Je les ai souvent croisé ses SDF. On les trouve beaucoup à l’abri sous des bâches bleues dans le parc de Ueno, au nord de Tokyo, et d’où la municipalité tente de les chasser. Toujours sauvegarder les apparences, cette image lisse et tranquille du Japon, ne pas gêner la vue de ceux qui se promènent dans le parc. Mais les SDF s’organisent, se regroupent, recréent ce qu’ils ont toujours connu&amp;nbsp;: ils se rassemblent en bandes, se socialisent à leur façon en recréant un semblant de société à leur échelle, avec des règles et une hiérarchie interne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Comme dans la journée ils n’ont pas le droit de résider dans Ueno, chacun rassemble ses affaires et quelques uns sont désignés pour les garder tandis que les autres vont faire la manche et cherchent à manger pour le groupe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;On s’aperçoit que la société japonaise, bien réglée, bien ordonnée, trop, est en fait un carcan dont les Japonais sont prisonniers. Ils en sont conscients, mais s’en accommodent parfaitement. Pour les soulager de cette contrainte sociale, certaines soupapes de sécurité existent, codifiées également. C’est tout d’abord l’alcool, le sexe et le jeu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ah oui&amp;nbsp;? Quand même&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Je vous entends déjà… Mais n’oublions pas que tout est codifié. En ce qui concerne l’alcool, il est de coutume d’aller boire un coup entre collègues après le travail. Dans ces moments-là le saké coule à flot. Alors on se lâche. La hiérarchie tend à disparaitre, et nombreux sont ceux qui finiront dans un «&amp;nbsp;hôtel capsule&amp;nbsp;» près de la gare d’où ils ont vu s’éloigner, en double, le dernier train qu’ils pouvaient encore prendre pour rentrer chez eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Ensuite, le sexe. Non, je ne vais pas vous parler de pratiques hors normes, de perversités orientales, de partouzes géantes et «&amp;nbsp;débridées&amp;nbsp;», bandes de dépravés fessebouquiens. Il s’agit tout simplement de l’institution des «&amp;nbsp;Love-hôtel&amp;nbsp;», qui n’ont rien à voir avec des hôtels de passes. Ce sont des établissements situés, quand même, dans des rues discrètes, dans les banlieues industrielles au bord des autoroutes, ou dans des quartiers particuliers comme les collines de Shibuya. Là, il faut imaginer des décors kitch au possible, style hacienda mexicaine, bistro parisien (si, si…) château de la Loire, etc… Là se retrouvent des couples illégitimes ou non, qui ont besoin de pimenter un peu leur vie sexuelle dans un autre décor et pour d’autres phantasmes… J’avoue que c’est une idée qu’il faudrait importer en France…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Bref, passons…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Enfin, le jeu. Les asiatiques aiment le jeu, et au Japon il y a le pachinco. Sorte de billard vertical ou tombent des billes d’acier que l’on doit mettre dans des alcoves ou des sortes de tulipes pour gagner d’autres billes. Personnellement, je n’ai pas trouvé trop d’intérêt à ça, et ça demeure un mystère pour moi. Toujours est-il que ça existe et que des milliers, millions, de Japonais sont adictes jusqu’à y laisser des fortunes et donc se ruiner. C’est aussi une institution, gérée en général par les yakuza, la mafia japonaise, mais qu’on laisse faire contre certains services qu’eux seuls peuvent rendre, notamment aux politiques… Dans certaines salles, on trouve des milliers de machines, avec derrière les joueurs acharnés qui vont avec. Je suis allé à Kabuki-chô, le quartier des plaisirs. En entrant dans une salle, j’ai aussitôt été agressé par le bruit infernal des billes qui tombaient par milliers. Puis l’odeur. Odeurs de sueur, de crasse, de négligé, à peine dissimilées par la fumée de tabac qui planait à un mètre cinquante du sol. Je suis ressorti avec un acouphène qui m’a duré 3 jours, et une dose de nicotine dans les poumons pour les six mois à venir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Voilà, je m’aperçois que j’ai fait long, et que j’ai écrit une bonne partie de la nuit, la vôtre…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Il est dix heures du matin, le soleil est levé sur la baie de Kochi. Je vais aller y faire quelques photos au bord de l’océan Pacifique…&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/01/00/707366549.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/01/00/1269962646.jpg&quot; alt=&quot;Photo st malo 025.jpg&quot; id=&quot;media-229359&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-229359&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/21/les-jizo-de-jomyoin.html</guid>
<title>Les jizô de Jomyoin</title>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/21/les-jizo-de-jomyoin.html</link>
<author>noreply@blogs-de-voyage.fr ()</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 05:09:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/00/02/1501972015.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/00/02/1549864223.jpg&quot; alt=&quot;Photos 04 Tokyo 170.jpg&quot; name=&quot;media-228989&quot; id=&quot;media-228989&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Sans doute, peut-être, avez-vous lu «&amp;nbsp;Tokyo&amp;nbsp;», un roman de Mô Hayder. Au début du récit, alors que le personnage principal vient d’arriver à Tokyo, elle se retrouve par hasard dans un sanctuaire où se trouvent des milliers de statues représentant des enfants défunts, ou qui n’étaient pas arrivés à terme. C’est cet endroit que j’ai retrouvé, Jomyoin-ji. Il y aurait 84000 jizô, protecteurs des âmes des enfants. Quelques uns ont des bonnets rouges, d’autres des sortes de bavoirs. Souvent défraichis, délavés. Ils sont tous alignés, serrés les uns contre les autres, comme pour se rassurer eux-mêmes et mieux se protéger. C’est un lieu de silence et de recueillement, oublié dans le vieux quartier de Yanaka, celui qui a survécu au tremblement de terre de 1923, et aux bombes de la dernière guerre. Est-ce que les jizô ne protègeraient que les enfants&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/20/aventures-et-mesaventures.html</guid>
<title>Aventures et mésaventures</title>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/20/aventures-et-mesaventures.html</link>
<author>noreply@blogs-de-voyage.fr ()</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 13:58:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/00/01/1864114178.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/01/00/1123512941.jpg&quot; alt=&quot;Photo st malo 175.jpg&quot; id=&quot;media-228931&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-228931&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Les voyages se succèdent et ne se ressemblent pas. Heureusement. Je n’aime pas nourrir une nostalgie de ce que j’ai vécu en remettant mes pieds là où je les ai déjà posés. Et puis, cela évite de corrompre les souvenirs, les beaux. Ma mémoire est sélective, et j’ai tendance à oublier les mauvais… Donc, je renouvelle les expériences, inaugure de nouveaux lieux, découvre des endroits inconnus. Je suis tombé amoureux de mon quartier d’Asakusa. J’y trouve ici l’idée que je me fais du Japon traditionnel, bien entretenu, il faut le dire, par les multiples boutiques d’artisanat et les sanctuaires qui surgissent à l’improviste entre deux maisons de bois sombre, ou deux immeubles modernes. La vie y parait simple, paisible et les femmes en kimono abondent. Elles marchent à petits pas, comme si le monde évoluait autour d’elles. Et je crois que c’est le cas. Quand l’une d’elle apparait, le temps se met à ralentir et on ne voit plus qu’elle. Fine et délicate, elle passe d’une boutique de porcelaines vers d’autres boutiques&amp;nbsp;: bijoux, tissus, saisissant avec délicatesse chaque objet comme s’il était le plus précieux du monde. On lui prépare avec raffinement un joli paquet dans lequel sont alignés des biscuits au goût subtil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Puis, de son sac brodé elle sort son téléphone portable et appelle son mari pour lui demander ce qu’il fabrique, et qu’elle l’attend depuis une plombe en faisant chauffer la carte bleue, et qu’il a intérêt à se grouiller que sinon, il ira dormir tout seul sur le tatami du salon ce soir&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;La tradition s’accommode de la modernité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Depuis mon arrivée, je potasse mon japonais comme un fou, mémorisant les hiragana et les katakana, apprenant les phrases types et tentant de les adapter aux circonstances. Je me répète cent fois la phrase à dire dans la file d’attente du guichet, lèvres muettes et mouvantes, séparant les chuintantes des sifflantes, doutant de la bonne particule à utiliser et mon doute augmentant à mesure que la file décroit et que le guichet prend un format panoramique devant mes yeux hagards.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;C’est mon tour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Sueur au front, balbutiant, sachant pertinemment bien que ma phrase est fausse, j’éructe alors une bouillie verbale inaudible et finis par dire&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Do you speak english&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Bon&amp;nbsp;! Ce n’est pas toujours ainsi. Quelquefois, c’est pire quand la personne ne parle pas anglais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Hier soir, je marchais de long en large dans ma toute petite chambre. C'est-à-dire, je tournais en rond sur moi-même, répétant tout un dialogue, enchainant les phrases que j’utiliserai dans un restaurant que je choisirai. J’imaginai la plupart des situations possibles&amp;nbsp;: porc ou poulet, butaniku sotetomo toriniku, boire, nemu, manger, taberu… Tout bien quoi. Jusqu’à l’addition à demander dans les formes et les formules de politesse à dire quand on s’en va. Je me faisais mon film. Metteur en scène, je choisissais déjà les acteurs qui convenaient. Même ce que j’allais manger était déjà en train de cuire à l’avance dans mon esprit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Et puis ce midi, je me suis lancé…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Je choisis le restaurant avec soin. Pas trop de monde pour que le serveur ou la serveuse ne soit pas débordé, et puisse avoir le temps de m’écouter et de discuter. Et puis pas trop vide non plus. Cela indique souvent un manque de qualité et les habitants du coin ont tendance à bouder. Finalement, dans une petite allée près du Senso-ji, je trouve l’endroit qui me semble idéal. Je rentre. Konichiwa&amp;nbsp;! Ok,&amp;nbsp;konichiwa aussi… Trois petits vieux sans âge discutent en silence, économisant leurs paroles, tandis qu’un couple d’anglais ou d’américains regardent tout autour d’eux, l’air visiblement aussi perdu que moi. Une femme d’un certain âge, sans doute la patronne ou sa mère, m’invite à m’assoir et m’apporte une carte à touristes&amp;nbsp;: que des photos avec les prix marqués dessous et les noms uniquement en kanji. Je lui demande dans mon meilleur japonais si elle a des plats avec du porc ou du poulet, ce qui me plairait beaucoup.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Quand un ou une asiatique fait les yeux ronds, c’est toujours très impressionnant. Je ne voyais pas où j’avais fait mon erreur. Je répéte, yukuri, lentement, et là, elle me répond quelque chose que je ne comprends pas non plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Haaaa&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Grand moment de solitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Pouf-pouf&amp;nbsp;! Au hasard, je pointe le doigt sur la photo d’un plat et celle d’une bouteille de bière. Besoin d’un remontant…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Quelques minutes plus tard, elle m’apporte une assiette fumante. J’essaye de relancer la conversation à nouveau en lui disant que ça me semble très bon et que justement, j’avais faim… voilà, voilà…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Mêmes yeux ronds, sourire en vrac et fuite tangentielle. Les anglais, ou les américains, ont l’air de mieux s’en sortir que moi, utilisant l’anglais pour éviter de se casser la tête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;Finalement, je décide de laisser tomber et attends le moment de l’addition. Là, elle comprend tout de suite et me remercie chaleureusement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;C’est alors que tout m’apparait clairement&amp;nbsp;: j’étais dans un restaurant chinois…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 13pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/19/arrivee-a-tokyo.html</guid>
<title>Arrivée à Tokyo</title>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/04/19/arrivee-a-tokyo.html</link>
<author>noreply@blogs-de-voyage.fr ()</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 05:07:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/01/00/1041050991.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/01/00/1224919409.jpg&quot; alt=&quot;Photos 02 Tokyo 034.jpg&quot; name=&quot;media-228716&quot; id=&quot;media-228716&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Arrivée à Tokyo 9H35 (2H35 françaises). Je retrouvai mes marques à peine posé les pieds dans l’aéroport. Une fois les différents contrôles d’immigration effectués, je me ruai vers le hall et allai acheter un ticket pour la Keisei line qui me conduirait en ville. Première phrase en japonais, longuement prononcé en silence, lèvres mouvantes et muettes. Je la foirai complètement et dus la répéter maladroitement en oubliant la moitié des particules. La préposée me comprit malgré tout, soulagée de ne pas devoir parler anglais. Il faut savoir que les Japonais ont avec les langues étrangères la même relation que peuvent avoir les Français. Ils évitent. Donc, quand un étranger leur parle japonais, c’est avec ravissement qu’ils lui répondent… en japonais, et sur un débit de paroles tout à fait normal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Dans tout ce qu’elle me répondit, je ne compris que «&amp;nbsp;ichiban&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: le premier. Elle m’informait sur le numéro du quai. Dans le côté communication efficace, ça me suffisait. Après force remerciements et courbettes, je prenais le train de banlieue qui m’emmenait vers Tokyo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Voilà. J’y étais à nouveau. Une chose bizarre se produisait. J’avais le sentiment que les cinq mois écoulés entre mes deux voyages n’avaient pas existé. L’impression d’être dans une continuité à peine interrompue. Pourtant, que de choses vécues durant ces cinq mois loin du Japon…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;La première journée fut occupée à trainer dans mon quartier d’Asakusa, au nord-est du centre de Tokyo, à quelques mètres à peine du joli fleuve Sumida. La Sumidagawa, comme dans la chanson de William Sheller…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Je laissai mes pas me guider. D’abord les sanctuaires de Senso-ji, puis les rues commerçantes, touristiques. Trop. Mais en prenant les chemins de traverses, je découvris facilement les petites maisons traditionnelles aux toits de tuiles noires recourbés, ainsi que les petites boutiques de quartier. Et puis les odeurs toujours, les parfums de Tokyo. Aucune idée d’où ils peuvent venir. L’empreinte olfactive de la ville sans doute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 15.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Dommage que le temps ne soit pas meilleur. Depuis mon arrivée, il pleut continuellement. Une pluie lourde et collante, moite bien que froide. De celles qui transperce sans même s’en apercevoir, sinon quand on constate qu’on est trempé jusqu’à la moelle. Cela ne permet pas de faire des photos intéressantes. Désolé&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 15.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Une mer de parapluies débordait des trottoirs et des rues, dissimulant les Japonais, et les rendant plus frileux et inaccessible que jamais. Difficile de rentrer en contact...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 15.0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Finalement, je rentrai à mon petit, tout petit appartement et décidai de me coucher. Presque 48 heures sans dormir. Je n’aurai pas de problème de décalage horaire cette fois-ci…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 25.5pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/03/29/emission-france-inter-allo-la-planete-du-12-11-2009.html</guid>
<title>Emission France-Inter &quot;Allo la planète&quot; du 12/11/2009</title>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2010/03/29/emission-france-inter-allo-la-planete-du-12-11-2009.html</link>
<author>noreply@blogs-de-voyage.fr ()</author>
<category>Radio</category>
<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 10:53:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; color: black; font-size: 8.5pt;&quot;&gt;Quelques jours avant de repartir de Tokyo en novembre&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana; color: black; font-size: 8.5pt;&quot;&gt;2009, l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; color: black; font-size: 8.5pt;&quot;&gt;'Eric Lange, l'animateur de l'émission &quot;Allo la planète&quot; sur France Inter, m'avait proposé d'exprimer mes sentiments sur le pays du Soleil Levant après trois semaines de périple. C'est cet extrait d'émission ( j'allais écrire d'émotion :-)&amp;nbsp; que je vous propose d'écouter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; color: black; font-size: 8.5pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot; http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/02/00/1127654079.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.blogs-de-voyage.fr/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.blogs-de-voyage.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son= http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/02/00/1127654079.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.blogs-de-voyage.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son= http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/02/00/1127654079.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
<enclosure url=" http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/02/00/1127654079.mp3" length="" type="audio/mpeg"/>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/11/05/d-osaka-vers-shikokuet-kochi.html</guid>
<title>D'Osaka vers Shikoku et Kochi</title>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/11/05/d-osaka-vers-shikokuet-kochi.html</link>
<author>noreply@blogs-de-voyage.fr ()</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 08:58:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/02/01/545065041.jpg&quot; alt=&quot;Photos 09 Shikoku 065.jpg&quot; name=&quot;media-208051&quot; id=&quot;media-208051&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Arrivée à Kochi, dans l'ile de Shikoku, au sud d'Osaka. Pourquoi Kochi me direz-vous ? Parce que, vous répondrai-je ! Surtout, je me suis découvert une âme de joueur, tandis que j'étalais une carte du Japon devant moi, que je fermais les yeux et que d'un doigt hasardeux et mutin, je choisissais ma prochaine destination. La grande ile de Shikoku et Kochi au bord de la mer me plaisaient bien. Davantage qu'un village perdu au fin fond d'une campagne profonde, sans doute jolie, mais loin de tout et surtout près de rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ici, cela ressemble à une ville du middle east américain grandie trop vite et trop soudainement dans le boum des années soixante. Rues au cordeau, beaucoup de maisons en bois, quelques immeubles que je devine construits anti-sismiques, et une multitude de petites entreprises abritées dans des hangars en tôle, du préfabriqué. La ville s'étale tout le long du littoral en reculant peu à peu vers les montagnes du centre de l'ile qui lui sert de limite obligée. Car Shikoku est extrèmement montagneuse. Pas de la haute montagne. De la montagne à l'échelle des Japonais, de la montagne bonzaï, et surtout entièrement recouverte de fôrets. Des arbres à perte de vue. Forêts touffues, profondes, impénétrables. On devine que l'obscurité règne dès les premiers mètres parcourus pour qui tenterait de s'y aventurer. Des essences inconnues, sortes de grandes fougères, cotoient des pins et des érables. Il m'a semblé reconnaitre des ormes, quelques chênes aussi. Au flanc des montagnes, on peut apercevoir des regroupements de différentes variérés se voisinant dans des tons chatoyants d'automne tout en sauvegardant jalousement le coin de rocher où ils s'accrochent. Les érables entre autre se font remarquer aussitôt par leur flamboiement. C'est magnifique. En regardant par la vitre du car qui m'emmenait, j'avais quelquefois le sentiment d'être au milieu d'une gravure du peintre Hokusai (allez voir sur google !) Un soleil pâle perçait à peine derrière la brume qui s'élevait au-dessus des cimes, et qui flottait comme un voile bleuté sur le vert tendre des pins torturés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une estampe japonaise...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quatre heures de route, entre émerveillement et demi-sommeil, à voguer au-dessus de mers tourbillonnantes alors que nous franchissions un pont vertigineux. Je ne regrette pas mon voyage, ne serait-ce que pour ces paysages entrevus. Ce que l'homme crée avec les bonzais, je le voyais ici grandeur nature, à l'identique. Le bonzai n'est pas une vue de l'esprit de l'homme sur la nature, il est la nature telle qu'on la trouve réellement, parce qu'elle est ainsi faite au Japon. Les rochers jaillissants d'un sol moussu et tendre, les branches des arbres modelées par le vent et les éléments, les plus beaux se dévoilant dans les positions les plus dangereuses, au bord de précipices sans fond. Comme si le danger permanent d'y sombrer lui imposait une beauté et une grâce suprême afiin qu'on le remarque parmi les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kochi, donc...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Tokyo, il était relativement aisé de se faire comprendre en anglais à peu près partout. A Osaka, la communication était déjà plus difficile, et il était fréquent qu'on aille chercher LA personne qui barragouinait ( venant du breton bara : pain, et gwin, le vin) la langue, sinon de Shakespeare, du moins de Mr Bean !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ici, à Kochi, je me sens totalement incompris, et surtout analphabète ! Analphabète, je le sentais venir à mesure que je m'enfonçais dans le pays et que je m'éloignais de la capitale. Ce qui me manque ici, c'est de ne pas pouvoir lire. En occident, nous sommes continuellement agressés par les panneaux publicitaires dans les rues, en voiture, par des annonces aussi diverses qu'ininteressantes et qu'on lit malgré soi, n'en retenant finalement pas grand chose. Mais on les lit !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et nous ne connaissons pas notre bonheur. Ici, il n'y a rien à lire, ou quasiment rien, puisque tout est en japonais. Alors, j'avoue quelque rares fois m'attarder sur des mots soudain arrachés à l'écriture kanji, pour lire avec délectation : Fuji, Grand ( grand quoi ? je ne sais pas...) Vesta, Toyota, Kamikaze... non, pas kamikaze.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jamais plus je ne dirai de mal de &quot;Mac Donald&quot; ni de &quot;Starsbucks&quot;. Ils deviennent mes repères occidentaux, mes haltes salvatrices me permettant de me ressourcer pour rebondir enfin vers des horizons nippons ni mauvais, que-ça-faisait-longtemps-que-je-ne-l'avais-pas-faite-et-qu'il-va-falloir-me-renouveler !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La communication, pour finir, devient alors purement gestuelle, comptant énormément, et sans scrupule, sur la patience et la bienveillance des Japonais pour obtenir une information qui m'est nécessaire. On devient imaginatif, créatif. On est tour à tour mime Marceau, acteur de butoh (Google... Google...) exagérant les sentiments et les émotions par force grimaces et gestes éloquants. Ensuite, à la fin de la représentation, je salue comme il se doit, en m'inclinant respectueusement face à un public tolérant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On apprend à rester humble...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/10/30/reflexions-en-vrac-prises-a-la-volee-sur-mon-carnet-de-voyag.html</guid>
<title>Réflexions en vrac prises à la volée sur mon carnet de voyage.</title>
<link>http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/archive/2009/10/30/reflexions-en-vrac-prises-a-la-volee-sur-mon-carnet-de-voyag.html</link>
<author>noreply@blogs-de-voyage.fr ()</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 11:56:45 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lepaysdesarbresrouges.blogs-de-voyage.fr/media/00/02/1288223138.jpg&quot; alt=&quot;Photos Osaka Chateau 063.jpg&quot; id=&quot;media-207161&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-207161&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Au Japon, il faut se contraindre à certaines subtilités de comportement qui font toutes la différence. Le tout étant de ne pas jouer les envahisseurs et de se faire remarquer le moins possible.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple, à l'instar de la Grande Bretagne, on roule à gauche. Et donc, cette situation se retrouve tout à fait naturellement quand on est piéton. C'est à dire qu'on se croise à gauche sur les trottoirs. Sur les escalators, si on ne grimpe pas les marches quatre à quatre pour ne pas rater son shinkansen habituel, et bien on se tient sagement sur le côté gauche. Cela se comprend quasiment en arrivant dans le pays, après qu'une série de &quot;dozo&quot; un peu pressé vous talonne alors que vous essayez de vous repérer pour sortir de l'aéroport.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au passage clouté, qui ne l'est pas d'ailleurs, on attend bien sagement que le p'tit bonhomme pas en mousse veuille bien passer au vert. Et les feux sont longs, au Japon...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc tout le monde attend, en file indienne pour traverser et après, c'est le rush désordonné.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant que j'attendais ainsi à Tokyo notamment, j'ai eu le temps de :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- m'endormir debout le premier jour&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- me raconter une histoire où un feu tricolore japonais en plein désert de Gobi ne passait jamais au vert et était entouré de petits squelettes nippons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- finir mon panier bento d'un doigt gourmand et sans baguette ( pas le pain, les brindilles)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- relire dans la foulée : &quot;Six jours à Beyrouth&quot;, &quot;Les Aigles de Vienne&quot; et &quot;Entre les pages...&quot; (excellents romans, ceci dit !) ainsi que de visionner &quot;les sept samourais&quot; sur l'écran géant du gratte ciel d'en face.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les tours ou les immeubles, il faut comprendre que la numérotation des étages est différente de... partout ailleurs ???&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si on vous dit &quot;second floor&quot;, n'allez pas au deuxième étage. Le premier étage vous donnera entière satisfaction. Puisque le rez de chaussée n'existe pas et qu'il correspond au premier niveau. J'habite actuellement au niveau 3 soit au 2ème étage de l'immeuble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc certaines règles, et il y en a d'autres, sont à connaitre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Japonais utilisent beaucoup le vélo. Et ceux-ci ne semblent soumis par contre à aucune règle, et surtout pas de la circulation. Aucun respect des feux quelle que soit leur couleur, contre sens dans la rue avec portable à l'oreille, circulation anarchique sur les trottoirs... Serait-ce le dernier bastion d'une défunte anarchie nipponne ???&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut pas dire que l'anglais soit la tasse de thé vert du japonais. A Tokyo, c'était déjà un peu difficile de communiquer, mais à Osaka ça devient franchement compliqué.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contre, on se mettra en quatre, en huit même, pour vous dépanner si vous êtes perdu ou que vous avez besoin d'une information. On vous conduira même deux pâtés de maison plus loin pour trouver la personne qui saura aligner les trois mots anglais qui vous sortiront du pétrin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Japonais est d'une serviabilité non feinte et d'une extrème gentillesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>
